Saåad
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2016.02.12
TATTOO - TOULOUSE (FR)

Mix'Art-Myrys - Avant-Première

2016.02.18
TOULOUSE (FR)

CIAM - La Fabrique - Université Le Mirail



©quentin chevrier . art2m . Arcadi / SPERO LUCEM . PARIS (FR)
@ Eglise St-Merri Jan 28, 2016

2016.02.28
SPERO LUCEM - ST MALO (FR)
La Route du Rock / Chapelle St Sauveur
+ Mondkopf + Somaticae + Pye Corner Audio
[info]

2016.03.21
TATTOO - TOULOUSE (FR)

Centre de Danse Contemporaine Toulouse / Festival International

[VIEW SHOWS ARCHIVES]


VERDAILLON

(work in progress) 2014 > 2016

'Verdaillon'is a musical live piece created with the sounds of the Puget's symphonic organ of Notre-Dame de la Dalbade (Toulouse, France).
Commissionned by the festivals Les Siestes Électroniques & Toulouse Les Orgues.

1st RECORDING SESSION : June 16 > 17, 2014
2nd RECORDING SESSION : May, 2015

A first result has been presented during the festival Toulouse les Orgues (October 11, 2014) at the Hôtel-Dieu St-Jacques.



View of Notre-Dame de la Dalbade on April 11th 1926.

Deux sphères musicales se rencontrent pour créer une nouvelle expérience. Avec le duo toulousain Saåad, l’expérience sonore de l’orgue dans le vaisseau d’une église rejoint l’expérience des « bains » sonores des musiques électroniques. Pour ce projet inédit, la palette sonore de l’orgue sert de matériau de base à une création électronique. Romain Barbot et Greg Buffier, du duo Saåad, partent des timbres et des couleurs de l’orgue Puget de la Dalbade pour proposer une musique abstraite et méditative, construite autour de bourdons et de motifs perdus dans une forêt de réverbération. La pièce originale « Verdaillon » se place dans le prolongement de leurs recherches sur le patrimoine régional.

- Toulouse Les Orgues, 2014



Les festivals Toulouse les Orgues et Les Siestes Electroniques s’associent et invitent le duo Saåad à travailler à partir des sonorités enregistrées de l’orgue de l’église de la Dalbade. La musique de Saåad tourne autour de la notion de réminiscence : musique de souvenirs ou souvenirs de musique, plages sonores jouant d’un état hypnagogique propice à l’introspection. Les contours de la musique de Saåad flottent et évoquent plus qu’ils ne pointent précisément, laissant notre esprit divaguer entre images couleur sépia d’instants heureux et évocations brouillées de moments vaguement inquiétants. La musique de Saåad constitue ainsi bien souvent un projet global qui, au-delà de la musique, recoupe une certaine mythologie, des temps et des lieux très précis ainsi qu’une imagerie savante et ésotérique. La personnalité du fondateur de Saåad, Romain Barbot, par ailleurs graphiste, sérigrapheur et photographe, n’est certainement pas anodine à cette volonté d’en-glober la musique dans un ensemble plus vaste. Ce besoin de préciser le contexte de production de la musique, la musique devenant une trace, une preuve archivable d’un temps passé, a ainsi constitué une aptitude particulièrement adéquate pour le projet que nous vous présentons aujourd’hui. Lors d’une session d’enregistrement unique, fin juin, les Saåad ont investi l’église de la Dalbade, exploré et samplé les sons, l’âme de ce magnifique orgue Puget. Appréhension de l’objet sonore, domptage de sa puissance, compréhension de ses subtilités, râles, retranchements et moments d’illumination : c’est à la réminiscence de cette session de jeu collectif et à la réinterprétation contemporaine, charnelle et iconoclaste, de cette pièce remarquable de notre patrimoine instrumental que nous vous convions.

- Les Siestes Électroniques, septembre 2014

"In 1844, La Fabrique (the parish administration) paid for a massive porch for the Church of Notre-Dame la Dalbade and decided to acquire a new instrument to have installed above the entrance; it commissioned the organ builder Prosper Moitessier (1805 – c.1869), who was based in Montpellier. However, the finished instrument was never satisfactory, which led La Fabrique to ask Eugène Puget to rebuild it completely. Eugène Puget reused a considerable part of Moitessier’s instrument, including the great enclosed case of its Positive, with the agreement of the architect, Henry Bach. The instrument he finally delivered possessed every possible improvement, with 3 Barker levers, a pneumatic system for combining the stops giving double registration, an electro-pneumatic pedal and two vast expression boxes containing 24 stops, or almost half of the instrument! The organ was blessed by the Archbishop of Toulouse and inaugurated by Charles-Marie Widor on 22 November 1888. The organ was damaged by the collapse of the church’s steeple on 11 April 1926, but was restored by Maurice Puget, who introduced a few modifications. It was inaugurated anew by the official organist, on 30 March 1927. The organ was restored by Gérard Bancells between 1982 and 1986. It has now been returned to its original condition by the organ builders Gérard Bancells and Denis Lacorre (only the electro-pneumatic transmission of the pedal was discarded, with 2 Barker levers being installed in its place). Although he reused much of Moitessier’s original instrument, the changes introduced by Eugène Puget made his version a genuine creation: the foundation notes are quite as beautiful as anyone could imagine, while Moitessier’s “streams” of reed pipes, that Puget preserved, give a particular coloring to the Grand Chœur. This will remain one of the instruments that the Puget family valued most highly. The instrumental part of the Grand Orgue was listed as a Historic Monument on 20 February 1979."



Great Organ of Notre-Dame la Dalbade
Prosper Moitessier (1850)
Eugène Puget (1888)
Restored by Gérard Bancells and Denis Lacorre (2009)
The organ of the Basilic Notre-Dame la Dalbade is a French symphonic organ, ideal for performing the French repertoire of the 19th and early 20th Centuries.
The original organ, created by Moitessier, was rebuilt by Eugène Puget who re-used a considerable part of the instrument. He delivered an organ with all the latest improvements. It remains one the favourite organs of the Puget family.
It was inaugurated by Alfred Lefébure-Wély.
The instrumental aspect of this “Grand Orgue” is listed as a Historic Monument.



SPERO LUCEM
Mondkopf x Somaticae x Saåad

(collaboration) 2016

Un concert spirituel du label In Paradisum
A sa naissance en Italie à la fin du XVIème siècle, le concert n’est pas encore un événement standardisé associant une tête d’affiche à un groupe « support », mais une rencontre conviviale entre instrumentistes. A l’origine, le « concert spirituel » est un moyen de jouer de la musique hors de l’autorité du roi, et sa fonction lithurgique sert de prétexte à diffuser des formes novatrices. En associant dans son programme pièces sacrées et profanes, il remet en cause les standards musicaux de son époque. Aujourd’hui, la situation semble s’être renversée : c’est l’évocation du sacré qui peut apparaître marginale dans le paysage musical actuel.

Spero Lucem s’inspire de cet héritage pour expérimenter avec le cadre du concert. Les artistes sont réunis dans une église pour intervenir autour d’un même drone diffusé à 360°. Mondkopf, Saaad et Somaticae alternent entre improvisation collective et performances solitaires, jouant tour à tour les uns avec les autres, les uns après les autres, les uns contre les autres. En invitant différents musiciens à confronter leur relations aux espaces de spiritualité et au drone, Spero Lucem propose autant de déclinaisons de ce qui se vit comme "intense" en musique électronique.

 


TATTOO SOUNDTRACK

(work in progress) - 2015 > 2016



Tattoo Teaser by VRSUS FILM

Sound design & soundtrack for the contemporay dance piece "Tattoo", in collaboration with the choregraphers Frédéric Jollivet & Sara Martinet.
Produced by Monsieur Linéa.



1st WORK SESSION . @ CDC, TOULOUSE (FR) April 22/23/24, 2015


EMPREINTE
SOUNDTRACK



(work in progress) 2014 > 2016
EMPREINTE INFO (FR)

Nos corps accumulent et enfouissent des souvenirs. Et si l'épiderme n'était qu'une frontière poreuse...

Au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, Patrick Chêne, fermier et ostéopathe, soigne l'Homme et l'Animal de ses mains à l'aide d'un chant traditionnel originaire de Haute-Asie : le chant diphonique*.
Au toucher, les vibrations de son chant se diffusent à travers les corps et agissent comme une sonde acoustique, dévoilant un monde sensible parcouru d'énergies invisibles qui font et forment la vie. Notre lien à la Terre, à notre environnement.
Les animaux semblent particulièrement réceptifs à son approche thérapeutique. Curieux, ils restent à l'écoute, sentent le son, et aiguisent leurs sens.

* Technique vocale permettant de produire avec la gorge, simultanément, un bourdon grave et des harmoniques aigües (par amplification et résonance).



EMPREINTE Teaser


ELIJAH
SOUNDTRACK



(work in progress) 2015 > 2016

Durée : 25 min

Réalisation : Fanny Béguély
Assistant réalisation : Clément Thuriot
Image : Lucile Mercier
Steadycam : Florian Berthellot
Assistante caméra : Amélie Marandet
Assistant spécial & scripte : Frédéric D. Oberland
Son : Philippe Marçais & Theo Navarro
Chef électricienne : Méryl Blavet
Chef machiniste : Julien Loféron
Décoratrice peintre : Joy Hanoun
Costumes : Charlotte Pecquenard
Maquillage : Sévèrine Aufrère
Cantine : Joan Dubuisson
Photographe de plateau : Frédéric D. Oberland
Aide à la production : Chloé Gosselin
Support : super 16 mm Kodak couleur

ELIJAH INFO (FR)

ELIJAH est un projet de court-métrage tourné en pellicule super 16 mm, inspiré d'épisodes de l'histoire du prophète Élie mais détaché du contexte historique de l'Ancien Testament afin de n'en garder qu'une chair à matière mythique et poétique. C'est à l'endroit du doute et du découragement dont Élie souffre après avoir été menacé de subir le même sort que celui infligé aux prophètes de Baal, contraint de fuir la ville et perdant confiance en sa mission, que le film choisit de se situer. ELIJAH n'a pas peur des écarts, des déplacements et des inventions, et propose une vision moderne d'un prophète incertain et ombrageux. Le personnage du film sent plus qu'il ne sait, il ne résonne pas, il éprouve. Il se meut à la manière d'un animal blessé et a comme un accès privilégié, instinctif, charnel et incontrôlé aux mystères de l'invisible. Plongé dans la ténèbre lumineuse du silence, il n'est pas du côté de la raison et du dogme, l'union mystique se faisant par un contact et un fait, par une expérience sensitive de la matière. Pour lui, l'éternel est une sensation.

Un grand feu déchire la nuit. Des visages entrent et sortent de l'obscurité. Tout contre les flammes, Élie, les yeux humides, des hommes en colère, une femme qui prie, un taureau aux yeux rougis. Élie contraint à fuir, erre dans une nature décharnée, contre les vents affolés et les courbes infinies des plateaux insondables. Dans un autre temps qui est un autre monde, il arrive dans une étrange zone industrielle désaffectée, écrasée sous un ciel opaque, tapie dans une épaisse forêt. Ici résident encore une veuve et sa fille malade. Désenchantées, elles passent les jours à attendre la mort au milieu des ruines de béton éventrées. L'horizon est usé, les promesses éteintes. Sans doute Élie peut-il faire quelque chose pour elles, se disent-elles comme un secret gardé par la fierté.